Publié par Laisser un commentaire

Article : Nouvelle République du 12/01/2020

L’Abeille des Deux-Sèvres veut retrouver du piquant

En 2019, les ruchers-école de l’Abeille des Deux-Sèvres ont formé 112 stagiaires. © (Photo Abeille des Deux-Sèvres)

A une semaine de son assemblée générale, l’Abeille des Deux-Sèvres se montre combative et déterminée à reprendre du poil de la bête.

Avec 730 adhérents à ce jour, le syndicat de l’Abeille des Deux-Sèvres affiche une belle vitalité : « Il y a dix ans, on n’était que 180 », souligne le président François Chauveau. A quoi doit-on cette envolée ? « A nos quatre ruchers-école ! », assure d’emblée Michel Bonneau, administrateur de l’association.

Basés à Celles-sur-Belle, Bressuire, La Crèche et Argentonnay, ces ruchers ont formé pas moins de 112 stagiaires en 2019. Soit deux fois plus qu’en 2018. « Aujourd’hui, tout le monde veut sauver les abeilles ! », constate-t-il, observant que cette impulsion concerne tous les âges et tous les milieux socio-professionnels.

« Aujourd’hui, tout le monde veut sauver les abeilles »

S’il semble que refaire son miel comme autrefois est une motivation forte chez les stagiaires, l’urgent besoin de préserver une biodiversité en chute libre est encore plus forte dans la mobilisation des troupes. « Mais, attention, on ne s’improvise pas apiculteur ! », reprend le président Chauveau qui insiste sur la technicité de cette discipline qui, mal maîtrisée, peut déboucher sur un échec (mort de la colonie) mais aussi, dans les pires des cas, sur des drames (promeneurs tués). C’est pourquoi les stagiaires sont cocoonés : aux dix demi-journées de terrain qu’on leur propose au cours de la première année (ce qui leur permet d’avoir une vue globale de l’activité apicole) s’ajoutent non seulement des échanges réguliers au cours de l’année suivante mais surtout un dispositif de tutorat qui leur permet, les années suivantes, de se tourner vers un apiculteur référent en cas de doute ou de difficultés.

Car si nombreux sont les candidats, nombreux aussi sont ceux qui déclarent forfait : Michel Bonneau a calculé que sur les trois cents personnes qu’il a formées en dix ans, une centaine a jeté l’éponge dès la première année. « Souvent parce qu’ils n’ont pas fait comme on leur avait appris », analyse François Chauveau.

L’Abeille solidaire

D’ailleurs, c’est un peu pour soutenir la filière que le syndicat a créé l’Abeille solidaire, une pépinière d’essaims alimentée par quelques apiculteurs du département dans le but, si besoin, de reconstituer le cheptel d’un débutant. Cédé 50 € (pour couvrir les frais de l’éleveur), l’essaim ne sera vendu au débutant qu’à la condition qu’il ait respecté scrupuleusement les consignes du syndicat, y compris dans le traitement du varroa que François Chauveau tient pour être « le premier élément destructeur des colonies ».

Assemblée générale de l’Abeille des Deux-Sèvres au campus des Sicaudières à Bressuire samedi 18 janvier à partir de 9 h.

https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/l-abeille-des-deux-sevres-veut-retrouver-du-piquant

Laisser un commentaire