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Les pages des débutants – juillet 2020

L’ABEILLE DES DEUX-SEVRES

La première récolte est dans les fûts voire dans les pots. Les fleurs après s’être raréfiées suite à la miellée de colza, de nouveau, réapparaissent : les ronces, le chèvrefeuille, les troènes, les trèfles… Mieux encore, les châtaigniers sont en fleurs. Quelle aubaine pour ceux qui les ont à proximité de leurs ruchers. Les adeptes de la transhumance peuvent également en bénéficier. En plus de la récolte, les colonies se renforcent pour aborder plus sereinement la miellée suivante, le tournesol.

La transhumance

Pour transhumer, il n’y a plus obligation de disposer d’un certificat sanitaire. Par contre, vous devez signaler au département vers lequel vous transhumez (DDCSP) votre intention de déplacer vos ruches en indiquant précisément leur futur emplacement. Le numéro d’apiculteur (NAPI) sera visiblement affiché sur les ruches ou, pour le moins, sur une pancarte placée visiblement dans le rucher transhumant. Si vous disposez de pas mal de colonies, veillez à leur disposition. Il faut éviter de les placer côte à côte sur une ou plusieurs rangées à cause de la dérive si votre emplacement est nu et ne dispose pas suffisamment de points de repère permettant aux abeilles de s’orienter.

Il est bon de rappeler certains conseils qui peuvent épargner des déboires, voire des situations parfois trop piquantes. Le jour de la récolte doit être choisi: pas ou peu de vent, pas de temps orageux, du calme. Ne laissez pas traîner des morceaux de rayon contenant du miel. Craignez le pillage. Bien qu’avec beaucoup de précaution, il faut agir rapidement et l’objectif consiste à débarrasser les rayons de miel des abeilles qui les recouvrent.

De nombreux procédés existent.

1 – Si vous avez peu de ruches, il y a le chasse abeilles qui se place entre la hausse et le corps de ruche.

2 – Il y a aussi la fumée et l’enlèvement des rayons cadre par cadre et le brossage.

3 – Le benzaldéhyde est un répulsif qui peut être utilisé avec précaution pour ne pas altérer le miel. Dans ce dernier cas, il est souhaitable de s’en entretenir avec un apiculteur qui utilise cette technique, il vous donnera les bons conseils.

Les hausses après la récolte.

Lorsque vous aurez procédé à l’extraction et que vous aurez remis tous les cadres vides dans les hausses, il faudra les faire lécher par les abeilles. Cela consiste à les replacer pendant 2 ou 3 jours sur le corps de ruche et le nettoyage sera vite fait. Ensuite il faudra soit les laisser en place si vous prévoyez une seconde miellée, soit les mettre à l’abri de la fausse teigne par un des procédés que vous trouverez dans tous les traités d’apiculture, jusqu’au nouvel emploi l’an prochain. En fin de saison, des conseils vous seront donnés par la voie de la page des débutants afin de conserver vos hausses durant l’hiver à l’abri de la fausse-teigne.

Les essaims de l’année

Les essaims en ruchette sur cire gaufrée ne peuvent compter sur les réserves. Ils sont tributaires de la nourriture qu’ils vont trouver dans leur l’environnement. Or, suivant les secteurs il y a plus ou moins de ressource (nectar) disponible. Pour un développement harmonieux de la colonie, nourrissez vos essaims, ils vous le rendront largement à l’occasion des prochaines miellées. Vous veillerez à vérifier si la reine est bien toujours présente. Si la colonie est devenue orpheline, il est encore temps d’introduire une reine ou un cadre pris dans une ruche forte avec du couvain ouvert.

Abeille butinant une fleur de phacélie

Rubrique des trucs et astuces

Lorsque vous ramassez les hausses pour la récolte du miel, il reste plus ou moins d’abeilles sur les cadres surtout s’il y a du couvain. Elles vont vous accompagner au moment de l’extraction. Dans la miellerie, les abeilles sont attirées par la lumière et se dirigent vers les fenêtres pour tenter de retrouver leur liberté. Si elles ne sont pas libérées, on assiste à un va-et-vient qui crée des désagréments pour les opérateurs. Si vous ouvrez la fenêtre, vous avez celles qui veulent quitter les lieux et celles de l’extérieur qui sont attirées par l’odeur du miel et qui en profitent pour rentrer.

La solution est la fenêtre réversible fixée sur un axe horizontal ou vertical. Lorsque les abeilles sont collées à la vitre, après un demi-tour, elles sont toutes dehors. Cette manœuvre peut être renouvelée autant de fois que nécessaire.

Les abeilles cherchent l’échappatoire

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Elles retrouvent leur liberté

Michel BONNEAU

Animateur  du rucher école de CELLES SUR BELLE

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