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Les pages des débutants – septembre 2020

L’ABEILLE DES DEUX-SEVRES

Nous voilà parvenus à l’ultime moment de l’activité au rucher. Les ruches se préparent à hiverner.

Hivernage des colonies

Etat des colonies

C’est le moment d’examiner les colonies et de recentrer le nid à couvain si cela est nécessaire et répartir la nourriture équitablement de part et d’autre. Il convient de manipuler les cadres en douceur afin d’éviter de coincer ou écraser la reine à cette période de l’année. Elle ne pourrait pas être relayée. La période de reproduction est passée avec l’absence des mâles à cette saison. Dans le cas de colonies faibles vous pouvez les passer en ruchette ou réunir deux colonies dans une ruche ou placer une partition pour réduire le volume de la ruche.

Etat des réserves

Certains diront : « nous avons encore du temps » devant nous. Pourtant, c’est en fonction de l’état actuel des réserves que les colonies passeront l’hiver à quelques exceptions près. En effet, de-ci, de-là, il peut y avoir une miellée qui se présente sur de la phacélie par exemple. Il vous appartient donc d’effectuer le bilan et noter les colonies qui risquent d’avoir besoin d’être nourries en priorité au cours de l’hiver. Le groupement d’achats de l’Abeille des Deux-Sèvres pourra pour ce nourrissement vous fournir, si vous avez besoin, du candi (apifonda) approprié pour l’hiver.

La varroase

Après la récolte du miel de tournesol vous devez avoir mis le traitement anti-varroa. N’oubliez pas de noter la date de la mise en place des lanières pour les retirer 8 à 10 semaines plus tard pour éviter le phénomène d’accoutumance aux molécules actives. Cette maladie serait banalisée par certains alors qu’elle reste une maladie grave de l’abeille. Cet acarien en plus de son pouvoir pathogène propre, s’associe à différents virus, contribuant à une propagation plus rapide de ceux-ci. L’apiculteur doit obligatoirement s’en préoccuper avec une lutte systématique. Maintenant que les colonies génèrent les abeilles qui vont passer l’hiver, c’est le moment le mieux approprié.

Varroa parasitant une nymphe

Le remisage des hausses

Après la récolte vous ferez nettoyer les hausses aux abeilles en les plaçant de préférence sur les ruches afin d’éviter le pillage et la propagation des maladies. Ensuite, après avoir enlevé la propolis qui encombre les dentiers, la cire sur les têtes de cadres et retiré les cires noircies…, vous procéderez au remisage avec ou sans traitement contre la fausse teigne. Les œufs de fausse teigne sont omniprésents. Lorsque les abeilles occupent la ruche et les hausses, elles s’en débarrassent. Elles font le ménage. Par contre, une fois entreposées, les cires peuvent être transformées en lambeaux par la fausse teigne.

La larve de fausse teigne

Sans traitement

La circulation de l’air entre les cadres bloque le développement de la fausse teigne. Vous pouvez entasser les hausses en aménageant un espace en bas de la pile pour laisser l’air passer et sans couvrir la hausse supérieure. L’air doit pouvoir circuler à l’intérieur comme dans une cheminée. Pour les préserver des rongeurs, vous placerez une grille à chaque extrémité. Si ce principe est respecté au printemps vous devez retrouver vos hausses intactes.

Avec traitement

Si vos hausses sont stockées d’une façon hermétique et si votre local d’entreposage des hausses est confiné ou si vous voulez prendre un maximum de précaution, vous pouvez les traiter. Vous avez le produit approprié au Groupement d’Achats de l’Abeille des Deux-Sèvres. Les explications pour son utilisation vous seront également fournies avec.

Fleur d’aster

Rubrique des trucs et astuces

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Les apiculteurs sont confrontés au problème de conservation des hausses durant l’hiver vis-à-vis de la fausse teigne. Après la dernière récolte il est recommandé de bien les nettoyer en grattant toute la propolis déposée un peu partout. Les cadres doivent être grattés pour enlever l’excès de cire déposé par les abeilles. Ceux contenant du pollen sont retirés. C’est un aliment que la fausse teigne adore pour se développer. Une fois vos hausses bien nettoyées, elles peuvent être entreposées pour attendre le printemps suivant. Une astuce vous permettra de les garder en bon état sans craindre les attaques de la fausse teigne et des souris. La fausse teigne n’aime pas les courants d’air ni la lumière. Il suffit de disposer d’une palette que l’on placera sous un hangar bien ventilé. Sur celle-ci est placé un cadre avec un grillage (type garde manger), sur lequel on empilera les hausses par hauteurs de 8 à 12 selon le nombre à stocker, mais également suivant la hauteur dont vous disposez. Au-dessus de la pile, on place de nouveau un cadre muni d’un grillage.

Au final vous aurez réalisé une cheminée où circulera un courant d’air que la fausse-teigne déteste et les souris seront stoppées par le grillage.

Michel BONNEAU

Animateur  du rucher école

de CELLES SUR BELLE

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