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Les pages des débutants – novembre 2020

L’Abeille des Deux-Sèvres

Désormais c’est le calme plat pour l’apiculture, exception faite pour des régions plus méridionales. Les abeilles trouvent des fleurs (arbousier, callunes, lierre…) qui permettent d’entretenir quelques cadres de couvains et la récolte de pollen. Cela est évidemment l’exception, la règle c’est le repos, souvent aussi total qu’en plein hiver. Quoi qu’avec le réchauffement climatique novembre deviendrait plus clément.

La surveillance du rucher

Vous profiterez de vos loisirs forcés pour aller de temps à autre visiter extérieurement votre rucher. N’ouvrez rien bien entendu, mais portez votre attention sur vos supports de ruches et sur vos toits

Les supports

En général les ruches sont trop près du sol. Cela à toutes sortes d’inconvénients, accès facile des rongeurs qui font facilement leur nid si la colonie est faible et n’occupe pas toute la ruche et pénétration de limaces, voire des escargots, si les portières n’ont pas été mises en place. Bref, ayez de bons supports en parpaing par exemple ou autres socles appropriés. Vous êtes apiculteur donc ingénieux, pour trouver le dispositif le mieux adapté.

Les toits

Surveiller les toits qui ne sont pas très emboitant. Les nourrisseurs s’ils sont restés en place empêchent le toit de faire corps avec la ruche, il est préférable de les enlever. Il n’ont plus leur place, Désormais, les ruches légères ayant peu de réserve, seront nourries avec du candy. A cette époque de l’année, il y a du vent. Bien souvent , vous trouverez lors d’une visite une ruche décalottée. Pour éviter une telle envolée, placez sur le toit une grosse pierre, cela évitera l’exposition des abeilles à la pluie et au froid.

Le coupe vent

Enfin, un vieux proverbe dit « à la Ste Catherine (le 25 novembre) tout bois prend racine ». C’est bien vrai, il vous faudra songer, si votre rucher est exposé à tous les vents à le protéger par des plantations d’arbres à feuilles persistantes ou des arbres à feuilles caduques qui seront un peu moins protecteurs mais plus en harmonie avec le paysage.

Un bon abri des vents dominants est indispensable. A défaut d’arbres, il vous reste les brise-vents réalisés avec de la brande naturelle ou de la brande de bruyère par exemple.

Le traitement contre la varroase

Vous avez mis en place le traitement contre la varroase fin août ou courant septembre pour un certain nombre. Maintenant il convient de respecter le mode d’emploi de manière à limiter le risque d’accoutumance des varroas aux molécules encore actives. Par exemple, les apiculteurs qui utilisent « apivar ou apitraz », les prescriptions prévoit une mise en place de 6 à 10 semaines. Si elles ne sont pas retirées des ruches ce sera le moment avant l’arrivée du froid.

Un geste pour l’environnement

Les traitements anti-varroa sont réalisés avec des produits vétérinaires présentant un risque pour notre environnement, aussi bien le support en PVC que les molécules résiduelles. Des bacs spécifiques sont mis à votre disposition aux Groupements d’Achats (AIFFRES et BOISME) pour les récupérer et ensuite les remettre à la filière appropriée pour leur destruction.

La vie associative

 A la fin de l’année c’est le moment d’effectuer le bilan et surtout ne manquez pas l’occasion de participer aux assemblées générales pour entendre les comptes rendus relatifs à vos associations. Ce sera une façon d’encourager les apiculteurs qui au sein de ces structures travaillent bénévolement.

Vos associations profitent également de cette opportunité pour traiter des dossiers techniques en lien avec les préoccupations du moment (approvisionnement en médicaments, frelon asiatique, varroas, loque américaine, pesticides…).

Pour terminer bien l’année, n’oubliez pas qu’un pot de miel distribué à bon escient peut adoucir considérablement l’humeur agressive de ce voisin qui n’aime pas les abeilles.

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