Publié par Laisser un commentaire

[ Fwd: Diffusion du reportage Abeilles : to bee or not to be – Dimanche 12 avril sur France 2 à 13h20]

——– Message transféré ——–
Sujet :
Diffusion du reportage Abeilles : to bee or not to be – Dimanche 12 avril sur France 2 à 13h20
Date : Fri, 10 Apr 2020 17:06:48 +0200
De : Contact – SNA

Chers collègues,
Nous espérons que vous et vos proches vous portez bien en cette période difficile et que vous pouvez aller rendre visite à vos abeilles qui commencent à bien travailler dans certaines régions avec cette météo favorable.

Le confinement vous permettra peut-être de découvrir ou regarder à nouveau le reportage de France 2 « Abeilles : to bee or not to be » diffusé à 14h20 ce dimanche 12 avril sur France 2 avec la participation de Frank Alétru, Président du SNA.

Nous vous transmettons la présentation du reportage si vous souhaitez transmettre l’information à vos adhérents ( www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/13h15/13h15-du-dimanche-12-avril-2020_3887073.html )

Dans le cadre de sa série documentaire « Monde cruel », consacrée à la « sixième grande extinction », le magazine « 13h15 le dimanche » raconte l’histoire d’une espèce en voie de disparition : les abeilles. Leur déclin, commencé dans les années 1990, est mondial. Ses causes : parasites, pesticides, moindre diversité des fleurs, etc. En France, la mortalité des colonies d’abeilles a atteint 30% en quinze ans.

A la rencontre de deux passionnés qui tentent de les préserver : Frank, un apiculteur vendéen, se bat depuis vingt ans pour faire interdire les insecticides tueurs d’abeilles ; Roch, un apithérapeute, parcourt le monde à la recherche de produits de la ruche pouvant être utiles pour la santé.
Un monde sans abeilles serait-il viable ?

Emmanuelle Chartoire, David Geoffrion et Fanny Martino sont notamment allés jusqu’au Mexique, et à Cuba, un des seuls endroits du monde où les abeilles sont préservées. To bee or not to be… un titre en forme de jeu de mots (bee signifie abeille en anglais), mais une question sérieuse : la vie serait-elle possible dans un monde sans abeilles ?

Frank et Roch se battent pour sauver ces insectes, persuadés qu’à terme, c’est l’Homme qui pâtirait de leur disparition. Ces infatigables travailleuses fabriquent en effet, non seulement le miel, mais aussi d’autres substances très utiles à l’espèce humaine…

Nous vous souhaitons un très bon week-end, une bonne saison et prenez soin de vous et des autres.

L’équipe du SNA

Publié par Laisser un commentaire

Les pages des débutant(e)s – Avril 2020

C ’est pourrait-on dire le mois crucial de l’apiculture. En effet, chaque colonie a repris le cours normal de son évolution. La reine, pour peu que le temps soit favorable, a repris sa ponte. Il y a un couvain important à nourrir. Il faut donc pour approvisionner la ruche : beaucoup d’eau, beaucoup de nectar et beaucoup de pollen.

L’eau

L ’eau, les abeilles vont la chercher à l’extérieur et pas toujours dans les conditions d’hygiène souhaitables. Aussi, est-il bon de disposer aux environs du rucher des abreuvoirs appropriés, remplis d’eau pure et on y fera flotter quelques petits morceaux de bois par exemple, pour éviter les noyades.

Le pollen

Il faut aussi du pollen et en général, dans notre région, les sources naturelles ne manquent pas. Cela est bien préférable aux succédanés que l’on peut trouver dans le commerce.

La visite de printemps

Cette visite s’il elle n’a pas pu avoir lieu en mars pour différentes raisons (temps disponible, météo…), elle peut se réaliser début avril. Vous trouverez les conseils sur la page qui vous a été adressée le mois précédent.

Le renouvellement des reines

Lors de la visite de printemps, si vous vous trouvez en présence d’une vieille reine qui vous sera indiquée par l’état du couvain « couvain mosaïque », remplacez là en la détruisant à l’aide d’une grille à reines. Vous introduirez à cette occasion un cadre de couvain ouvert pris dans une ruche populeuse. Si vous ne maîtrisez pas la technique, vous demandez à un apiculteur expérimenté, il se fera un plaisir de vous l’apprendre.

L’essaimage

Photo récupérée sur https://abeille.gugule.org

Si le temps est favorable, l’essaimage va débuter en avril et s’intensifier jusqu’à la première semaine du mois de mai. Pour se donner des chances d’en capturer, il convient de mettre en place au rucher, des ruchettes pièges.

Si votre emploi du temps vous le permet vous passerez dans vos ruchers les jours où il fait beau, en début d’après d’après-midi, pour capturer les essaims qui n’auront pas trouvé la porte d’entrée de la ruchette et qui se seront fixés dans la plupart des cas, à une branche proche des ruches.

La miellée de printemps et le développement des colonies et du cheptel

L’apiculteur hypothèque sur la récolte de miel de colza, c’est le but de l’apiculture. Cependant, cette miellée vient bien à point pour refaire les réserves en garnissant le bas de la ruche.

Elle permet à l’apiculteur qui a opéré des divisons de ruches pour multiplier son cheptel, de renforcer ses colonies. Quand le temps est favorable leur développement est remarquable. Hélas, une miellée peut être tributaire de la météorologie.

Ces divisions sont à réaliser au plus près de la miellée lorsqu’elle est prometteuse et que la température est favorable, gare au refroidissement. Le volume de la ruche reste constant si l’on n’utilise pas une ruchette, mais le nombre d’abeilles a diminué. Il faudra attendre que le corps de ruche soit garni avant de placer une hausse.

La mise en place des hausses

Les ruches qui sortiront de l’hiver aptes à participer à la récolte de miel de printemps recevront une hausse à la fois, pour limiter le volume de l’habitat à réchauffer par les abeilles. Une seconde pourra être ajoutée après, lorsque la première sera garnie, si la miellée est bonne.

Déclaration de rucher

Tout apiculteur est tenu de déclarer chaque année entre le 1er septembre et le 31 décembre les colonies d’abeilles dont il est propriétaire ou détenteur, en précisant notamment leur nombre et leurs emplacements. Toute colonie doit être déclarée, quelle que soit sa taille (en ruches, ruchettes, ruchettes de fécondation/nuclei). Cette déclaration concourt à une meilleure connaissance du cheptel apicole français et participe à sa gestion sanitaire. Elle permet également d’obtenir des aides européennes dans le cadre du Plan an apicole européen qui soutien la réalisation d’actions en faveur de la filière apicole française. Pour les nouveaux apiculteurs ou ceux qui ont besoin d’un récépissé de déclaration, vous allez sur le site internet « mes démarches » du Ministère de l’Agriculture sur lequel vous trouverez toutes les informations utiles.

Trucs et astuces : Nettoyer les cadres

Lors du renouvellement des cadres au printemps, il nous en reste avec des vielles cires que nous souhaitons réutiliser.

Si vous avez une ruche dont les abeilles sont mortes ou qui ont disparu, la solution radicale est de tout brûler. Si vous ne détectez aucune maladie, ces cadres peuvent être réutilisés après avoir fait fondre la cire.

Il faut les gratter pour les « mettre à nus ». Mais il n’est jamais facile de nettoyer la rainure pour y glisser une cire neuve.

Chacun peut se faire ce petit outil très simple qui va vous faciliter la tâche.

Prendre le cadre dans un étau, passer la pointe de votre outil et la rainure est débarrassée de la cire.

Une fois nettoyé, à l’aide d’un chalumeau vous le désinfectez et vous pourrez ainsi, de nouveau l’utiliser.

Michel BONNEAU animateur du rucher école de CELLES SUR BELLE
Publié par Laisser un commentaire

Les pages des débutants – Mars 2020

C’est pour bientôt

L’espoir commence à renaître au cœur des apiculteurs avec l’arrivée toute proche du printemps. Mais attention chers collègues encore novice dans le métier. Pas de précipitation pour ouvrir vos ruches et voir ce qu’il y a dedans. Attendez la fin de ce mois pour procéder à la première visite de printemps que la température extérieure atteigne les 18°C, pour nettoyer les plateaux et voir en détail la situation de chaque colonie.

L’état de la reine

Assurez-vous,vous, tout d’abord, qu’il y aune reine et par conséquent du couvain, ouvert et operculé. Le couvain doit être compact et non disséminé, ce qui serait l’indice d’une reine âgée dont il n’y a pas grand-chose à attendre.

Rappelez-vous vous bien que la valeur d’une colonie est intimement liée à la qualité de la reine et à son âge. Elle ne doit pas dépasser trois ans.

Pour faire de l’apiculture rentable, il ne faut pas faire de sentiment et vouloir conserver plus que de raison une reine, sous prétexte qu’il y a un, deux ou trois ans, elle a fait merveille.

C’est justement pour cela que, vieillie,elle a toutes les chances d’être devenue déficiente et par conséquent, sans valeur.

Manipulez vos ruches en douceur

Pour cette première visite, aussi tardive que possible, toujours à cause du temps, capricieux à cette époque, soyez très prudent et ne manipulez pas les ruches et les abeilles comme on manie un sac de blé. A cette époque, les abeilles sont hyper-sensibles et si vous les heurtez sans précaution, elles se retourneront contre vous et contre la reine qui pourra être « emballée », c’est-à-dire tuée par ses « sujettes ».

Le renouvellement des plateaux

Renouveler les plateaux est la première intervention importante à la sortie de l’hiver. Il convient de remplacer le plateau en place par un propre et désinfecté.

L’examen du couvain

Si la température le permet, vous pouvez accéder au couvain pour vous informer sur l’état de santé de la colonie

Le renouvellement des cires

Cette visite de printemps est également l’occasion pour l’apiculteur de renouveler les cires dans le corps de la ruche.

Le principe est d’enlever les cadres de rives noircis par le temps, de manière à placer deux cadres de cire neuve de part et d’autre du couvain, entre le cadre de pollen et le nid à couvain.

Ces derniers cadres une fois étirés et occupés par des larves peuvent être introduits au centre de la ruche les semaines suivantes.

Ces travaux seront conduits de façon à ne pas traumatiser la reine (attention aux écrasements).

Vous pouvez également mettre à profit cette visite en recentrant le couvain pour un développement harmonieux de la colonie

Stimulations ou pas des colonies

En fin d’hiver, les réserves ont été déjà sollicitées. Elles vont l’être encore d’avantage maintenant avec la reprise de l’élevage. Soyez donc vigilant et compléter les, si cela est nécessaire.

Le frelon asiatique

Fondatrice achevant son nid primaire

Vérifiez l’état de vos pièges. C’est encore le moment de les installer si ce n’est pas déjà fait.

Trucs et Astuces

La peinture « thermopeint » destinée à la protection des ruches est à base d’huile de lin et d’aluminium. Au repos, ces deux constituants se séparent. L’aluminium se dépose au fond du bidon.

L’ouverture du bidon étant étroite, il n’est pas facile de faire le mélange avec une baguette de bois ou de fer.

La solution est d’introduire deux ou trois écrous dans le bidon. Avant de verser vous secouez énergiquement votre récipient pour obtenir un mélange homogène qui sera confirmé par le fait que les écrous frapperont régulièrement sur les parois.

De cette façon vous bénéficierez d’un produit efficient et protecteur pour vos ruches

Michel BONNEAU, animateur du rucher école