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Les pages des débutants – août 2020

L’ABEILLE DES DEUX-SEVRES

Le bilan de la récolte de miel

En principe, dans la région Poitou-Charentes tout au moins, on peut dire que la miellée de tournesol est bien avancée voire terminée lorsque l’on aborde les premiers jours d’août. Contrairement au miel de colza celui de tournesol pourra être récolté lorsque l’apiculteur sera disponible. Sa constitution et la température aidant à cette saison, il tardera à cristalliser. La quantité de miel récoltée restera variable d’un rucher à l’autre. Chaque apiculteur pourra faire son propre bilan et rechercher les causes d’une faible récolte (colonies peu populeuse, parcelles de tournesol éloignées, variété non mellifère, nature du sol, la météo, etc).

La miellée de tournesol, est-ce la dernière ?

Après cette miellée, ce que les abeilles vont récolter, elles le garderont précieusement afin de constituer leurs réserves pour passer l’hiver. Dans d’autres régions ce n’est pas le cas, les abeilles peuvent encore effectuer une récolte de miel sur le sapin, la bruyère, … Les apiculteurs transhumants du Poitou-Charentes peuvent aller sur la bruyère en parcourant quelques centaines de kilomètres.

L’hivernage des ruches

Lorsque la miellée de tournesol se pointe, les jeunes colonies n’ont pas encore garni le bas de la ruche. Avant de placer la première hausse, il convient d’attendre que les cadres de rive du corps de ruche soient garnis. Ces cadres de miel constitueront les réserves pour l’hiver prochain.

Toutefois, pour simplifier la tâche et limiter les allers et retours au rucher pour suivre le remplissage du corps de ruche, vous avez la solution « du journal ».

Vous placez une feuille de journal sur la ruche et vous ajoutez la hausse par-dessus. Les abeilles complèteront la ruche, puis ensuite, elles attaqueront la feuille du journal qu’elles se chargeront de faire disparaître afin d’emmagasiner dans le grenier à miel.

L’hiver se prépare très tôt. Certains penseront que cela est prématuré, ils se trompent. En général ce sont ceux qui récoltent sans mesure, sans songer aux mauvais jours qui se rendront compte qu’il faut apporter d’abondantes provisions au cours de l’hiver pour que les colonies puissent atteindre le printemps suivant.

L’apiculteur s’abstiendra de prélever du miel dans le corps de la ruche, ce serait une bien mauvaise opération.

Je sais bien que certains penseront qu’il est plus économique de remplacer le miel relativement cher par du sucre, meilleur marché. Au point de vue économique, c’est exact. Je ne pense pas que cela le soit du point de vue biologique.

Le traitement anti-varroa

Aussitôt après la récolte de miel de tournesol, suivant le mode d’emploi préconisé par le fabricant. N’attendez pas de constater d’une manière visuelle les symptômes de cette parasitose (ailes atrophiées, larves mortes, nymphes mortes,…). A ce stade la maladie a atteint un niveau critique. Il convient d’anticiper en traitant les colonies d’une façon systématique.

Pour les apiculteurs plus disponibles, des tests sont possibles pour estimer le niveau d’infestation de vos colonies. Dans ce cas il vous appartient de vous référer à des personnes compétentes.

Sachez qu’un rucher négligé peut contribuer à infester ceux qui sont dans le même secteur géographique. Les colonies fortes de ces ruchers seront les plus exposées par leur capacité à piller.

Pourquoi traiter dès à présent ?

C’est à partir de cette période que vont être élevées les abeilles qui passeront l’hiver et qui relanceront la colonie au printemps prochain. Elles doivent donc être normalement constituées et viables.

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Rubrique des trucs et astuces

Vous allez récolter votre miel de tournesol au mois d’août. Après extraction et filtration, le miel sera mis dans un maturateur. Son usage a pour effet de laisser le miel se reposer de façon à ce que les bulles d’air qui se sont introduites dans le miel au moment de l’extraction remontent à la surface et en même temps les dernières particules de cire. Le miel est parfois épais et il faut un certain temps pour vider le seau. Vous avez aux dépôts de matériel (AIFFRES et BRESSUIRE) un outil très pratique « un support de seau ». Il permet de le maintenir en position inclinée de manière à ce qu’il s’égoutte pendant que le seau suivant se remplit. Ce support est en inox, s’adapte sur tous les maturateurs et peut recevoir tous les seaux. N’hésitez pas à le demander, il n’en coûte que 16,54€, soit la valeur de 2 kg de miel.

Michel BONNEAU

Animateur  du rucher école de CELLES SUR BELLE

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Les pages des débutants – juillet 2020

L’ABEILLE DES DEUX-SEVRES

La première récolte est dans les fûts voire dans les pots. Les fleurs après s’être raréfiées suite à la miellée de colza, de nouveau, réapparaissent : les ronces, le chèvrefeuille, les troènes, les trèfles… Mieux encore, les châtaigniers sont en fleurs. Quelle aubaine pour ceux qui les ont à proximité de leurs ruchers. Les adeptes de la transhumance peuvent également en bénéficier. En plus de la récolte, les colonies se renforcent pour aborder plus sereinement la miellée suivante, le tournesol.

La transhumance

Pour transhumer, il n’y a plus obligation de disposer d’un certificat sanitaire. Par contre, vous devez signaler au département vers lequel vous transhumez (DDCSP) votre intention de déplacer vos ruches en indiquant précisément leur futur emplacement. Le numéro d’apiculteur (NAPI) sera visiblement affiché sur les ruches ou, pour le moins, sur une pancarte placée visiblement dans le rucher transhumant. Si vous disposez de pas mal de colonies, veillez à leur disposition. Il faut éviter de les placer côte à côte sur une ou plusieurs rangées à cause de la dérive si votre emplacement est nu et ne dispose pas suffisamment de points de repère permettant aux abeilles de s’orienter.

Il est bon de rappeler certains conseils qui peuvent épargner des déboires, voire des situations parfois trop piquantes. Le jour de la récolte doit être choisi: pas ou peu de vent, pas de temps orageux, du calme. Ne laissez pas traîner des morceaux de rayon contenant du miel. Craignez le pillage. Bien qu’avec beaucoup de précaution, il faut agir rapidement et l’objectif consiste à débarrasser les rayons de miel des abeilles qui les recouvrent.

De nombreux procédés existent.

1 – Si vous avez peu de ruches, il y a le chasse abeilles qui se place entre la hausse et le corps de ruche.

2 – Il y a aussi la fumée et l’enlèvement des rayons cadre par cadre et le brossage.

3 – Le benzaldéhyde est un répulsif qui peut être utilisé avec précaution pour ne pas altérer le miel. Dans ce dernier cas, il est souhaitable de s’en entretenir avec un apiculteur qui utilise cette technique, il vous donnera les bons conseils.

Les hausses après la récolte.

Lorsque vous aurez procédé à l’extraction et que vous aurez remis tous les cadres vides dans les hausses, il faudra les faire lécher par les abeilles. Cela consiste à les replacer pendant 2 ou 3 jours sur le corps de ruche et le nettoyage sera vite fait. Ensuite il faudra soit les laisser en place si vous prévoyez une seconde miellée, soit les mettre à l’abri de la fausse teigne par un des procédés que vous trouverez dans tous les traités d’apiculture, jusqu’au nouvel emploi l’an prochain. En fin de saison, des conseils vous seront donnés par la voie de la page des débutants afin de conserver vos hausses durant l’hiver à l’abri de la fausse-teigne.

Les essaims de l’année

Les essaims en ruchette sur cire gaufrée ne peuvent compter sur les réserves. Ils sont tributaires de la nourriture qu’ils vont trouver dans leur l’environnement. Or, suivant les secteurs il y a plus ou moins de ressource (nectar) disponible. Pour un développement harmonieux de la colonie, nourrissez vos essaims, ils vous le rendront largement à l’occasion des prochaines miellées. Vous veillerez à vérifier si la reine est bien toujours présente. Si la colonie est devenue orpheline, il est encore temps d’introduire une reine ou un cadre pris dans une ruche forte avec du couvain ouvert.

Abeille butinant une fleur de phacélie

Rubrique des trucs et astuces

Lorsque vous ramassez les hausses pour la récolte du miel, il reste plus ou moins d’abeilles sur les cadres surtout s’il y a du couvain. Elles vont vous accompagner au moment de l’extraction. Dans la miellerie, les abeilles sont attirées par la lumière et se dirigent vers les fenêtres pour tenter de retrouver leur liberté. Si elles ne sont pas libérées, on assiste à un va-et-vient qui crée des désagréments pour les opérateurs. Si vous ouvrez la fenêtre, vous avez celles qui veulent quitter les lieux et celles de l’extérieur qui sont attirées par l’odeur du miel et qui en profitent pour rentrer.

La solution est la fenêtre réversible fixée sur un axe horizontal ou vertical. Lorsque les abeilles sont collées à la vitre, après un demi-tour, elles sont toutes dehors. Cette manœuvre peut être renouvelée autant de fois que nécessaire.

Les abeilles cherchent l’échappatoire

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Elles retrouvent leur liberté

Michel BONNEAU

Animateur  du rucher école de CELLES SUR BELLE

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Les pages des débutants – Juin 2020

L’ABEILLE DES DEUX-SEVRES

C’est probablement l’un des mois le plus important de la saison. La récolte de miel de printemps (colza) est juste réalisée. Les colonies qui se sont plus ou moins dépeuplées avec l’essaimage sont en train de se refaire. Les populations doivent se reconstituer pour les prochaines récoltes : miel toute fleur, le châtaignier, le tournesol…

Reconstituez vos colonies

Stimuler vos colonies avec un nourrissement spéculatif pour accroître la ponte de la reine et ainsi les préparer (les rendre plus populeuses) pour des récoltes à venir plus abondantes.

Il n’est pas trop tard pour réaliser des essaims artificiels

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Nourrisseur Lhoro

Avertissement

Après la période d’essaimage, vous pouvez être en présence de colonies où l’activité peut paraître normale. Or, si vous recherchez le couvain, il n’y en a plus. La jeune reine n’a pas encore débuté sa ponte. Il vous appartient de vous armer d’un peu de patience et attendre deux semaines environ avant de vous faire une idée sur l’avenir de ces colonies. Il peut arriver également qu’il n’y ait plus de reine (plusieurs essaimages ou des reines perdues lors de la fécondation….).

Ceci sera à vérifier également dans les 15 jours qui suivent l’essaimage. Il sera nécessaire d’en introduire une jeune.

La maturité du miel

Pour ceux qui n’auraient pas encore réalisé leur récolte ou ceux qui n’auraient pas reçu l’information, veillez à récolter un miel bien mûr, c’est-à-dire operculé. L’eau en excès a été retirée par les abeilles. Il sera plus sûr de se conserver.

Le matériel d’extraction

Actuellement les extracteurs sont en inox. C’est un matériel robuste et facile à nettoyer. Ils sont de deux types : radiaire (les cadres sont placés perpendiculairement à la paroi) ou tangentiel (les cadres sont placés parallèlement à la paroi).

L’association l’ABEILLE DES DEUX-SEVRES met gratuitement à la disposition des débutants le matériel d’extraction.

La maturation après extraction

Il est bon si possible de disposer d’un fût avec un robinet à sa base qui sera utilisé comme un maturateur. Le passage quelques jours dans ce récipient permet de séparer les impuretés du miel. Celui de colza ne devra pas y séjourner trop longtemps car il cristallise vite.

Si vous n’avez pas un tel équipement au bout d’une semaine environ à l’aide d’une spatule, vous raclerez les impuretés qui seront remontées à la surface.

Apportez beaucoup de soins à votre miel pour qu’il ait le meilleur aspect, qu’il soit impeccable afin qu’il séduise vos proches.

Les opercules

Après la récolte du miel, les opercules sont essorés avec un matériel adéquat ou bien ils sont égouttés pendant plusieurs jours. On estime à 10% la quantité de miel enlevé avec les opercules. Ce miel pourra rejoindre le reste de la récolte et ce n’est pas négligeable.

Ensuite, les opercules seront fondus. La cire qui en sera issue constituera la meilleure, la plus pure, comparée à celle des vieux cadres qui sera extraite à l’aide de la chaudière à cire.

L’exposition des ruches

Le meilleur emplacement est celui qui est aéré et qui bénéficie des premiers rayons du soleil le matin, puis ensuite passe à l’ombre en début d’après-midi. Attention au sous bois, l’activité débutera plus tardivement le matin si les ruches sont à l’ombre et durant les périodes de pluies, l’humidité se dissipera plus lentement et exposera votre cheptel aux mycoses.

Rubrique des trucs et astuces

L’entretien du rucher

Le nettoyage autour des ruches est une corvée que personne ne souhaite réaliser. La nature reprend toujours ses droits. Alors, pour entretenir le tour des ruches et notamment au printemps, il faut utiliser régulièrement la faucille, la tondeuse, le roto fil… pour maîtriser les herbes et les ronces. Comme vous l’avez remarqué ces travaux ne se terminent pas toujours dans un climat apaisé du côté des abeilles et l’intervenant a tout intérêt à être bien protégé.

La solution de facilité est l’usage du désherbant. Ce qui n’est pas très écologique avec un résultat limité dans le temps et malsain pour les abeilles.

Une troisième solution s’offre à nous avec un produit vendu en jardinerie, utilisé entre autres pour aménager le pourtour des arbres : le film de paillage plastique.

La photo ci-dessus vous montre ancrage au sol
Une vue d’ensemble de l’aménagement du rucher école de CELLE SUR BELLE

Ce film se vend en différentes largeurs et longueurs. Dans le cas présent c’est une grande largeur de 2,10 mètres. Avant de le poser, il convient de préparer le sol en le nivelant si nécessaire et couper l’herbe à ras.

La dimension du film est choisie en fonction de l’importance du rucher. Pour le tenir une petite tranchée peut être faite sur le pourtour pour le fixer avec de la terre ou vous optez pour des agrafes que vous trouverez dans le commerce. Ces agrafes peuvent être réalisées avec des barres de fer à béton lisses de 0,5 ou 0,6 centimètres et de 6 mètres de long. Vous couperez des morceaux de 60 centimètres en repliant les bouts sur 15 centimètres à l’aide d’un étau et l’agrafe sera prête à être utilisée. Elles seront placées tous les mètres pour que le vent ne puisse pas s’engouffrer dessous.

Le film ne débordera pas plus de 30 à 50 centimètres derrière les ruches pour réserver la plus grande surface devant.

Avec cet équipement, la tondeuse pourra effectuer le travail avec moins de dérangement pour les abeilles. La tenue de l’apiculteur sera malgré tout une sage précaution et reste donc de rigueur.

Michel BONNEAU Animateur du rucher école de CELLES SUR BELLE

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Les pages des débutants – Mai 2020

L’ABEILLE DES DEUX-SEVRES

Pour les apiculteurs c’est le plus beau mois de l’année. S’il fait beau, l’activité des abeilles est à son comble. Si vous avez près de votre rucher du colza, vos ruches vont prendre du poids rapidement, plusieurs kilos par jour dans les meilleures conditions.

La miellée de colza

Une hausse est déjà en place pour la miellée de colza. Il convient de surveiller pour les colonies les plus fortes et voire s’il n’est pas souhaitable d’en mettre une seconde.

Pour éviter que la reine au printemps aille pondre dans la hausse vous pouvez placer une grille à reine entre la ruche et la hausse. Ceci n’est pas partagé par tous les apiculteurs car cette technique peut pousser à l’essaimage diront certains. Par contre, lorsque vous récolterez, vous n’aurez bien entendu que du miel dans les hausses.

En général la miellée sur cette plante commence entre le 15 et le 30 avril et en mai il faut songer à la récolte. Or, le miel de colza est riche en saccharose et granule très facilement. Dès la fin de la floraison du colza il conviendra de le récolter. S’il n’est pas extrait à temps, il va se prendre en masse dans les rayons et vous ne pourrez plus le retirer. Vous perdrez non seulement la récolte, mais encore les précieux rayons. Il vous faudra fondre tout pour le retirer la cire et le miel. Ce dernier sera non commercialisable.

Mois durant lequel il y a beaucoup d’opérations possibles

Pendant ce mois, s’il est beau, toutes les opérations sont possibles, élevage de reines, essaims artificiels, récolte de pollen… Mais, bien sûr, pas tout à la fois. Il vous faudra choisir l’opération que vous maîtrisez le mieux.

La capture des essaims

Au printemps l’équilibre hormonal se modifie au sein de la ruche, la reine intensifie sa ponte, le couvain se développe puis c’est la fièvre de l’essaimage.

La capture des essaims

C’est le moment de placer des ruchettes pièges aux abords du rucher, si ce n’est pas déjà fait. On prendra soins d’y placer un ou deux cadres construits. Elles affectionnent les cadres qui ont déjà servis.

La prospection des essaims est toujours rentable et en même temps amusante dès l’instant ou l’essaim pèse 2 kg. Ce sont des essaims primaires, assez stables lorsqu’ils sont posés, contrairement aux essaims secondaires ou tertiaires, très instables et de bien plus faible poids.

Vous pouvez aussi faire des essaims artificiels sur les meilleures ruches ou réunir des colonies faibles, ce qui n’est pas toujours avantageux. Si les reines sont médiocres, cela n’est pas toujours payant.

La récolte de pollen

Grain de pollen de tournesol, volubilis…

Des trappes à pollen peuvent être installées sur les ruches les plus fortes.

J’installe les trappes à la tombée de la nuit lorsque toutes les ouvrières sont rentrées. Si je le fais en journée, les abeilles en vol risquent de ne pas reconnaître la ruche à leur retour.

Le pollen récolté tous les 3 jours, est séché puis débarrassé des impuretés. Le pollen peut être également congelé frais et ainsi, il garde toutes les qualités d’un pollen frais.

La transhumance

C’est aussi le moment de la transhumance, qui s’étend d’avril à septembre, selon les localités et les floraisons. C’est un moyen d’éviter les périodes de disette, d’avoir des colonies fortes et de multiplier les récoltes. En contre partie, c’est prospecter pour trouver des emplacements et y consacrer du temps.

Rubrique trucs et astuces

Comment fixer les cires gaufrées sur les cadres

Préparer les cadres neufs pour finaliser la ruche ou la ruchette est un travail qui peut paraître fastidieux. D’autres tâches sont plus motivantes. L’usage de l’éperon puis d’une burette à cire pour fixer les feuilles sur les fils est devenu archaïque. Au local apicole à AIFFRES ou à BRESSUIRE, l’ABEILLE DES DEUX-SEVRES est en mesure de vous fournir ce petit matériel mais vous pouvez vous en dispenser en procédant de la manière suivante.

Vous disposez tous d’une voiture donc d’une batterie. Il suffit d’utiliser deux câbles qui servent au dépannage lorsqu’une voiture à sa batterie déchargée. Après les avoir connectés à la batterie vous placer la feuille de cire sur le cadre comme vous le faisiez auparavant. Celui-ci repose à plat sur un établi. Ensuite vous appuyez avec les pinces à chaque extrémité du fil. Ce dernier se comporte comme une résistance (il chauffe) et la cire va s’intégrer au fil. Ce phénomène se réalise en douceur et vous avez tout le temps de voir l’opération de produire. Si vous insistez trop la cire passe au travers et vous avez plusieurs morceaux mais cela n’a aucun intérêt.

Le secrétaire Bernard SORIN

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Fabrication de piège à frelon

Pour ceux qui sont intéressés et un peu bricoleur, vous trouverez ci-dessous la méthodologie et les gabarits pour fabriquer un piège à frelon maison, à moindre coût. Mis au point par Yves, adhérent de l’association.

A NOTER comme premier retour d’expérience: le trou central de 20 mm est un minimum >>> 30 mm semble mieux adapté.

Vous y trouverez également un petit rappel des meilleurs mélanges pour constituer les appâts dans les pièges.

A vos poinçons !

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Les pages des débutant(e)s – Avril 2020

C ’est pourrait-on dire le mois crucial de l’apiculture. En effet, chaque colonie a repris le cours normal de son évolution. La reine, pour peu que le temps soit favorable, a repris sa ponte. Il y a un couvain important à nourrir. Il faut donc pour approvisionner la ruche : beaucoup d’eau, beaucoup de nectar et beaucoup de pollen.

L’eau

L ’eau, les abeilles vont la chercher à l’extérieur et pas toujours dans les conditions d’hygiène souhaitables. Aussi, est-il bon de disposer aux environs du rucher des abreuvoirs appropriés, remplis d’eau pure et on y fera flotter quelques petits morceaux de bois par exemple, pour éviter les noyades.

Le pollen

Il faut aussi du pollen et en général, dans notre région, les sources naturelles ne manquent pas. Cela est bien préférable aux succédanés que l’on peut trouver dans le commerce.

La visite de printemps

Cette visite s’il elle n’a pas pu avoir lieu en mars pour différentes raisons (temps disponible, météo…), elle peut se réaliser début avril. Vous trouverez les conseils sur la page qui vous a été adressée le mois précédent.

Le renouvellement des reines

Lors de la visite de printemps, si vous vous trouvez en présence d’une vieille reine qui vous sera indiquée par l’état du couvain « couvain mosaïque », remplacez là en la détruisant à l’aide d’une grille à reines. Vous introduirez à cette occasion un cadre de couvain ouvert pris dans une ruche populeuse. Si vous ne maîtrisez pas la technique, vous demandez à un apiculteur expérimenté, il se fera un plaisir de vous l’apprendre.

L’essaimage

Photo récupérée sur https://abeille.gugule.org

Si le temps est favorable, l’essaimage va débuter en avril et s’intensifier jusqu’à la première semaine du mois de mai. Pour se donner des chances d’en capturer, il convient de mettre en place au rucher, des ruchettes pièges.

Si votre emploi du temps vous le permet vous passerez dans vos ruchers les jours où il fait beau, en début d’après d’après-midi, pour capturer les essaims qui n’auront pas trouvé la porte d’entrée de la ruchette et qui se seront fixés dans la plupart des cas, à une branche proche des ruches.

La miellée de printemps et le développement des colonies et du cheptel

L’apiculteur hypothèque sur la récolte de miel de colza, c’est le but de l’apiculture. Cependant, cette miellée vient bien à point pour refaire les réserves en garnissant le bas de la ruche.

Elle permet à l’apiculteur qui a opéré des divisons de ruches pour multiplier son cheptel, de renforcer ses colonies. Quand le temps est favorable leur développement est remarquable. Hélas, une miellée peut être tributaire de la météorologie.

Ces divisions sont à réaliser au plus près de la miellée lorsqu’elle est prometteuse et que la température est favorable, gare au refroidissement. Le volume de la ruche reste constant si l’on n’utilise pas une ruchette, mais le nombre d’abeilles a diminué. Il faudra attendre que le corps de ruche soit garni avant de placer une hausse.

La mise en place des hausses

Les ruches qui sortiront de l’hiver aptes à participer à la récolte de miel de printemps recevront une hausse à la fois, pour limiter le volume de l’habitat à réchauffer par les abeilles. Une seconde pourra être ajoutée après, lorsque la première sera garnie, si la miellée est bonne.

Déclaration de rucher

Tout apiculteur est tenu de déclarer chaque année entre le 1er septembre et le 31 décembre les colonies d’abeilles dont il est propriétaire ou détenteur, en précisant notamment leur nombre et leurs emplacements. Toute colonie doit être déclarée, quelle que soit sa taille (en ruches, ruchettes, ruchettes de fécondation/nuclei). Cette déclaration concourt à une meilleure connaissance du cheptel apicole français et participe à sa gestion sanitaire. Elle permet également d’obtenir des aides européennes dans le cadre du Plan an apicole européen qui soutien la réalisation d’actions en faveur de la filière apicole française. Pour les nouveaux apiculteurs ou ceux qui ont besoin d’un récépissé de déclaration, vous allez sur le site internet « mes démarches » du Ministère de l’Agriculture sur lequel vous trouverez toutes les informations utiles.

Trucs et astuces : Nettoyer les cadres

Lors du renouvellement des cadres au printemps, il nous en reste avec des vielles cires que nous souhaitons réutiliser.

Si vous avez une ruche dont les abeilles sont mortes ou qui ont disparu, la solution radicale est de tout brûler. Si vous ne détectez aucune maladie, ces cadres peuvent être réutilisés après avoir fait fondre la cire.

Il faut les gratter pour les « mettre à nus ». Mais il n’est jamais facile de nettoyer la rainure pour y glisser une cire neuve.

Chacun peut se faire ce petit outil très simple qui va vous faciliter la tâche.

Prendre le cadre dans un étau, passer la pointe de votre outil et la rainure est débarrassée de la cire.

Une fois nettoyé, à l’aide d’un chalumeau vous le désinfectez et vous pourrez ainsi, de nouveau l’utiliser.

Michel BONNEAU animateur du rucher école de CELLES SUR BELLE
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Les pages des débutants – Mars 2020

C’est pour bientôt

L’espoir commence à renaître au cœur des apiculteurs avec l’arrivée toute proche du printemps. Mais attention chers collègues encore novice dans le métier. Pas de précipitation pour ouvrir vos ruches et voir ce qu’il y a dedans. Attendez la fin de ce mois pour procéder à la première visite de printemps que la température extérieure atteigne les 18°C, pour nettoyer les plateaux et voir en détail la situation de chaque colonie.

L’état de la reine

Assurez-vous,vous, tout d’abord, qu’il y aune reine et par conséquent du couvain, ouvert et operculé. Le couvain doit être compact et non disséminé, ce qui serait l’indice d’une reine âgée dont il n’y a pas grand-chose à attendre.

Rappelez-vous vous bien que la valeur d’une colonie est intimement liée à la qualité de la reine et à son âge. Elle ne doit pas dépasser trois ans.

Pour faire de l’apiculture rentable, il ne faut pas faire de sentiment et vouloir conserver plus que de raison une reine, sous prétexte qu’il y a un, deux ou trois ans, elle a fait merveille.

C’est justement pour cela que, vieillie,elle a toutes les chances d’être devenue déficiente et par conséquent, sans valeur.

Manipulez vos ruches en douceur

Pour cette première visite, aussi tardive que possible, toujours à cause du temps, capricieux à cette époque, soyez très prudent et ne manipulez pas les ruches et les abeilles comme on manie un sac de blé. A cette époque, les abeilles sont hyper-sensibles et si vous les heurtez sans précaution, elles se retourneront contre vous et contre la reine qui pourra être « emballée », c’est-à-dire tuée par ses « sujettes ».

Le renouvellement des plateaux

Renouveler les plateaux est la première intervention importante à la sortie de l’hiver. Il convient de remplacer le plateau en place par un propre et désinfecté.

L’examen du couvain

Si la température le permet, vous pouvez accéder au couvain pour vous informer sur l’état de santé de la colonie

Le renouvellement des cires

Cette visite de printemps est également l’occasion pour l’apiculteur de renouveler les cires dans le corps de la ruche.

Le principe est d’enlever les cadres de rives noircis par le temps, de manière à placer deux cadres de cire neuve de part et d’autre du couvain, entre le cadre de pollen et le nid à couvain.

Ces derniers cadres une fois étirés et occupés par des larves peuvent être introduits au centre de la ruche les semaines suivantes.

Ces travaux seront conduits de façon à ne pas traumatiser la reine (attention aux écrasements).

Vous pouvez également mettre à profit cette visite en recentrant le couvain pour un développement harmonieux de la colonie

Stimulations ou pas des colonies

En fin d’hiver, les réserves ont été déjà sollicitées. Elles vont l’être encore d’avantage maintenant avec la reprise de l’élevage. Soyez donc vigilant et compléter les, si cela est nécessaire.

Le frelon asiatique

Fondatrice achevant son nid primaire

Vérifiez l’état de vos pièges. C’est encore le moment de les installer si ce n’est pas déjà fait.

Trucs et Astuces

La peinture « thermopeint » destinée à la protection des ruches est à base d’huile de lin et d’aluminium. Au repos, ces deux constituants se séparent. L’aluminium se dépose au fond du bidon.

L’ouverture du bidon étant étroite, il n’est pas facile de faire le mélange avec une baguette de bois ou de fer.

La solution est d’introduire deux ou trois écrous dans le bidon. Avant de verser vous secouez énergiquement votre récipient pour obtenir un mélange homogène qui sera confirmé par le fait que les écrous frapperont régulièrement sur les parois.

De cette façon vous bénéficierez d’un produit efficient et protecteur pour vos ruches

Michel BONNEAU, animateur du rucher école
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La page des débutants – Février 2020

Des ruches troncs

Comme dans une pièce à grand spectacle, le mois de février joue le rôle de prologue à l’année apicole. On peut espérer quelques belles journées. Cette première sortie correspond au vol de propreté l’abeille « fientes ». Ces sorties ne sont pas toujours souhaitables car le soleil, si soleil il y a, est trompeur et les abeilles s’y laissent prendre. Cependant, elles permettent de savoir dans quel état sont les colonies.

Ne vous laissez pas prendre par la tiédeur de certaines journées de ce mois. Elles sont bien souvent sans lendemain. Et toutes les abeilles qui sentent le renouveau qui approche, ne reviennent pas de leur tournée de butineuses sur les premières fleurs annonciatrices du printemps.

L’utilisation des réserves de nourriture

N’oubliez pas que c’est à partir de maintenant que la consommation va beaucoup augmenter, nourrissez au candi en découvrant le moins possible le corps de ruche. En principe une plaque de candi posée sur le trou du nourrisseur doit parer au plus pressé et éviter une mortalité certaine chez les colonies les moins bien pourvues.
A la fin de cet article un apiculteur présente son expérience.


Y-a-t-il du couvain dans la ruche donc une reine ?

C’est encore trop tôt pour ouvrir vos ruches. Dès la fin du mois dans une colonie normale, une bonne reine doit avoir commencé sa ponte et il doit y avoir du couvain, ce qui est vérifiable extérieurement par les premiers apports de pollen.

Les reines fécondées du frelon asiatique, pensons dès à présent à préparer les pièges pour les traquer.

N ’oubliez pas le frelon à pattes jaunes ou asiatique. Comme les abeilles, les reines fécondées, par une journée ensoleillée, à partir du début mars, peuvent partir en quête de nourriture. C’est le moment de leur tendre le piège.

Ce piège peut être réalisé à partir d’une bouteille en plastique. Le goulot est coupé puis rentré dans la bouteille en imitant l’entonnoir. Vous faites un trou de 5 mm sur le coté avec une pointe chauffée pour laisser s’échapper les insectes non concernés par le piégeage. Ensuite, pour empêcher la pluie d’y pénétrer vous aménagez un toit avec une seconde bouteille Pour appâter l’intrus vous versez dans le piège de la bière blonde ou du panaché avec un sirop de cassis par exemple. Ensuite, vous placez le ou les pièges à proximité de vos ruches.

Pour faciliter votre tâche vous pouvez acheter au local apicole de l’association les chapeaux (tap-trap) comme ci- dessous qui se fixent sur le goulot de la bouteille et le tour est joué.

La boite à outils de l’apiculteur

Dans un premier temps le contenu de cette boite sera des plus élémentaires : un lève-cadre, lève une brosse, des allumettes ou un briquet, un peu de combustible, des gants et une tenue pour se protéger. Éviter l’utilisation des cartons dans l’enfumoir qui peuvent être souillés par des produits de nature à incommoder les abeilles et faire éternuer l’apiculteur.

Vous trouverez à votre local apicole un combustible bien adapté qui vous évitera toutes mauvaises surprises. De plus, vous y trouverez des petits bâtonnets qui faciliteront l’allumage.

Choisir un enfumoir

Sa capacité sera appropriée au nombre de ruches. Trop petit, il sera difficile à allumer et à maintenir actif. Le soufflet sera en cuir plutôt qu’en plastic qui coupe rapidement. Une grille de protection autour de la partie métallique peut éviter les brûlures.

Au local apicole vous aurez les enfumoirs et les conseils.

Ariel BERTHONNEAU apiculteur à VOUILLE suit le poids de ses ruches au cours de l’hiver afin d’évaluer les réserves de nourriture pour savoir s’il doit effectuer un apport. Il propose de partager son expérience avec les néophytes qui s’interrogent sur l’état de leurs ruches au cours de l’hiver.

« J’ai acheté un peson chez un vendeur de matériel piscicole. Les pêcheurs « carpistes » l’utilisent pour peser leurs prises. Ce matériel m’a coûte 11€. Il s’agit d’une balance cadran avec deux crochets. Il suffit d’accrocher l’arrière de la ruche, de la soulever légèrement puis repérer le poids sur la balance. En multipliant ce poids par deux, on obtient le poids de la ruche d’une manière assez précise. J’ai vérifié le poids d’une ruche vide avec plancher en bois complète couvre cadre compris ; cela donnait 9kg x 2 = 18kg, c’est à dire très proche de la pesée ruche entière. Si j’ajoute 5kg d’essaim et 3kg de cire + pollen (estimation), cela donne 26kg. Le poids de mes ruches allait de 32kg (16 x 2) à 43kg (21,5 x 2). Par différence avec ma pesée au cadran multipliée par deux, j’obtiens le poids de la réserve en nourriture. Dans mon cas, cela irait de 6 à 17kg. Par précaution, j’ai remis un pain de candi à celle qui n’a que 6kg. »

Explication d’Ariel

Trucs et astuces

L’abeille des deux Sèvres met à disposition dans chaque local de vente de matériel  (Aiffres et Bressuire ) des bacs  pour recueillir les lanières usagées de traitements varroas. Elles seront ainsi détruites par la filière appropriée afin de ne pas impacter l’environnement.